Divorce : les pères se libèrent de leurs obligations

La justice actuelle a tendance à libérer les pères de leurs obligations envers leurs enfants. Selon les chiffres, environ 40 % d’entre eux cherchent à se priver de la pension alimentaire. Dans l’Hexagone, le rappel à l’ordre des hommes divorcés ne fait pas partie des rôles du fisc. Il appartient à la CAF de verser les allocations aux mères célibataires. Malheureusement, ces dernières deviennent de plus en plus pauvres. Elles ont affaire à une situation financière difficile avec leurs enfants, suite à la séparation.

Une nouvelle loi sur les pensions alimentaires

La future apparition d’une nouvelle loi a déjà été annoncée à l’automne 2019 à l’initiative du gouvernement. Elle mettra l’accent sur la justice familiale. Elle donnera naissance à un service des prometteurs des pensions alimentaires. Toutefois, le texte ne répond pas aux attentes des mères. En effet, il évoque les termes « le parent débiteur ». Ces femmes s’attendent à ce qu’ils deviennent « par le père … à la mère ». Dans la plupart des cas de séparations, la garde des enfants appartient à la mère. De plus, les hommes sont toujours mieux rémunérés que les femmes. Dans l’Hexagone, les pères bénéficient encore d’autres avantages, comme l’avancement, peu de temps partiels, etc.

Règlement des pensions alimentaires obligatoire

Avec le nouveau « service public des pensions alimentaires », le gouvernement compte obliger le règlement de la somme convenue, suite à une séparation avec enfant. Cette loi restera valable, quel que soit le régime matrimonial choisi. La pension alimentaire complète sera versée à l’ARIPA ou Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires. Cette dernière se chargera, à son tour, du versement aux mères concernées.

Inutile de rappeler que de nombreux dispositifs concernant le versement des pensions alimentaires ont déjà vu le jour. Toutefois, ils restent des règles sur papier qui ne s’appliquent que très rarement. Les mères célibataires doivent avoir les ressources suffisantes pour recourir à leur droit. Or, une telle initiative requiert la maîtrise d’au moins deux langues.

Une société traditionnelle procurant la totale liberté aux pères

Les mères divorcées n’hésitent pas à laisser les pères de leurs enfants à refaire leur vie en toute tranquillité. Cette idée est certainement née des conseils de leurs proches. Cette pensée traditionnelle est justifiée par des sociologues. Ils incluent, à titre d’exemple, Céline Bessière et Sibylle Gollac, à travers leur écrit intitulé « à la Découverte, Le Genre du capital ».

Publié le 6 février 2020, l’ouvrage constitué de 326 pages est le fruit d’une rude recherche et des enquêtes durant une quinzaine d’années. Il se focalise a priori sur l’évaluation des partages et arrangements des deux parties. Les auteures finissent par parvenir à une conclusion résumant les grandes injustices à l’issue d’une séparation d’un couple.